Kirghizstan : dix choses à savoir

Crédit photo : @Marat_jolon

Petit pays d’Asie centrale enclavé entre le Kazakhstan, la Chine, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, le Kirghizstan est un pays qui étonne et émerveille. Un pays dont on ne se lasse pas, un pays qui fond dans nos rêves et résonne dans nos airs.

Pays de montagnes, le Kirghizstan est recouvert à plus de 90% par des sommets vertigineux, dont les plus hauts dépassent les 7,000 mètres d’altitude. Des noms aussi irréels que les cimes – les Tien Shan, « monts célestes » ou le Khan Tengri, « seigneur du ciel » avec son glacier couleur sang.

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Pays de mystères, le Kirghizstan a une nature si riche et surprenante qu’elle reste encore un secret pour le monde scientifique. Il y a par exemple le lac Merisbaher, qui disparaît soudainement dans le glacier Inylchek une à deux fois par an, sans laisser voir son mécanisme et ses raisons, ou le lac Kel Suu, parfois vide à l’arrivée des bergers en été. Ou encore le lac Issyk Kul, le seul salé du monde, dans lequel on retrouve des coquillages, datant peut être de l’océan Téthys, et dont le niveau de l’eau change avec les mouvement sismiques.  

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Pays de nomades, le Kirghizstan a toujours était une terre pour les bergers en mouvement, sans urbanisme, sans sédation, sans fondation. Aujourd’hui, la population habite dans des villes et les villages, mais les éleveurs passent encore les mois de printemps et d’étés dans les hauteurs, et  dans la simplicité de leurs yourtes.

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Qui dit nomade dit cavaliers : les Kirghiz vivent à cheval, que ce soit pour leur jeu du weekend, le « kok-boru », pour surveiller leurs troupeaux ou simplement pour se déplacer dans les villages.

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Bien que le nom se traduise « pays de Kirghiz », le Kirghizstan accueille plus de 150 groupes ethniques entre ses étroites frontières – faisant de tous les jours un festival de cultures, de langues et de religions.

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Le peuple est d’une générosité imparable : même les plus pauvres vous accueilleront avec du thé, du pain et de la confiture au minimum.

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Traditionnellement, les Kirghiz s’assoient et dorment sur des « toshok », tapis épais qui servent de matelas, facilement transportable pour emmener en montagne. Les invités sont toujours placés en face de la porte comme signe d’honneur.

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C’est un peuple qui porte un respect incassable pour ses aînés : les enfants, même en pleine crise d’adolescence, écoutent toujours leurs parents. Les jeunes doivent aider les plus âgés, qu’ils appellent « eje » (sœur ainée) ou « baike » (frère aîné), et le plus jeune fils doit rester vivre chez ses parents avec sa femme et ses enfants.

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Et bien sûr, c’est un peuple qui transmet ses traditions de génération en génération, notamment l’art du chyrdak. Un tapis sacré, sans lequel les mères ne pouvaient pas marier leurs filles avant : élément indispensable de la dot, qui se fait toujours, il reste dans les familles comme garantie de bonheur.

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Le Chyrdak, livre de feutre et de fil

Le chyrdak, livre de feutre et de fil

Chyrdak – un mot qui vient de loin, tant bien dans l’espace que dans le temps. Un tapis qui pour le peuple kirghiz symbolise l’essence de son histoire, de sa fierté, de sa singularité. Une œuvre d’art reconnue par l’Unesco depuis 2012 : c’est le premier élément de la culture locale inclus dans le « patrimoine culturel immatériel ».

Au Kirghizstan, l’art du feutre était déjà maîtrisé avant notre ère, lorsque le peuple équestre vivait encore dans la région de l’Altaï (Russie). Le rude climat des pâturages de montagne a mis le feutre au cœur de la vie nomade : c’est lui, et notamment le tapis, qui apportait chaleur et gaieté même lors des plus sombres jours de l’hiver.

Il s’est répandu à travers les tribus et les siècles jusqu’à devenir un incontournable de la famille kirghize ; aujourd’hui encore, que ce soit dans les humbles yourtes des bergers, cachées entre les hauteurs vertigineuses des mont célestes, ou dans les demeures les plus modernes et chics de la capitale, Bichkek.

Ce qui donne toute sa majesté au tapis kirghiz est son contenu : des symboles transmis de génération en génération, unis sous les battements d’aiguille d’une femme pour raconter. Raconter une histoire, celle d’une prière pour les nouveaux-mariés, celle d’une rencontre ou encore celle d’un espoir pour demain.

L’eau, le soleil, la terre, le commencement, tout rappelle l’impeccable nature, berceau du Kirghizstan. Sa pureté, sa beauté, sa sérénité dansent dans les motifs du chyrdak.

Quant à ses couleurs, vives, déroutantes, opposées, elles représentent le drame et l’union des différences : l’homme et la femme, le paradis et l’enfer, le bon le mal.
Si toute la famille participe à la fabrication du feutre, matière de base du chyrdak, c’est souvent une femme seule qui le coud, chaque tapis reflétant ainsi l’individualité et la créativité de sa créatrice. Un îlot de bonheur descendu des plus hauts pics, ce tapis n’est pas seulement un splendide objet de décoration, mais un récit qui vous chantera des terres épiques et une promesse de joie.


Avec Sezim, offrez-vous un chyrdak, ce livre de feutre et de fil, ces couleurs emplies d’Histoire et d’histoires, ces motifs à résonances kirghizes !